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Ramadhan is coming…

Un invité tant attendu s’apprête à faire son entrée. Partout dans le monde, dans quelques jours, les musulmans observeront le jeûne prescrit. Il y a comme un vent de fête qui flotte un peu partout… Il arrive… Au Pakistan, en Afghanistan comme ailleurs, les familles se préparent, et les mosquées ont revêtu leurs plus belles couleurs et leurs lumières les plus éclatantes. Ce Ramadan sera rude, il tombe en plein été, et le thermomètre monte à plus de 50°C dans de nombreux endroits, alors que de nombreuses familles n’ont pas l’électricité, et que pour celles qui l’ont, les coupures sont fréquentes. Au Nord Waziristan, c’est dans la peur des attaques de drones américains que les habitants devront une nouvelle fois vivre ce mois béni. N’oublions pas que pour certains, l’arrivée de ce mois est parfois source d’angoisse, de peur de ne pas pouvoir l’honorer de la meilleure façon en nourrissant suffisamment sa famille. Malheureusement, même avec toutes les bonnes intentions, passer ce mois dans la joie de l’adoration n’est pas toujours une évidence. Mais au delà …

Immersion…

Vous êtes couchée sur votre lit de bois et de paille tressée, dans les dernières heures de la nuit. La fraîcheur du petit matin s’immisce entre les noeuds des cordes du lit, et vous vous recroquevillez un peu plus pour rester au chaud. Et plus soudain, au loin mais si proche, l’appel à la prière brise le silence. Une première voix, puis une deuxième, puis d’autres encore, plus ou moins proches. Vous vous extrayez de votre couverture, vous vous levez puis déverrouillez la porte de la cour alors que tout le monde dort encore. Vous poussez la porte grinçante pour sortir à tâtons dans la cour encore noire. Vous la traversez pour atteindre les toilettes, et vous faites vos ablutions dans le silence de l’aube. Vous réajustez votre dupatta, puis vous rentrez, attrapez un tapis de prière, et montez sans bruit l’escalier de pierre qui donne sur le toit. A l’horizon, on devine les premières lueurs de l’aube, mais à vos pieds, la ville dort encore. Quand vous finissez de prier, les coqs chantent déjà depuis longtemps. Vous hésitez …