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Yusuf Khan, Sher Bano, Adam Khan, Durkhanai et les autres…

Vous l’aurez peut-être remarqué en vous promenant sur le site de la boutique Gulshaan. Nos robes, nos tuniques et nos shalwar kameez portent des noms révélateurs de la collection, dont le décor est planté dans les montagnes afghano-pakistanaises. Si vous avez regardé avec un peu d’attention les fiches produits, vous avez vu que tous les noms étaient expliqués… Parfois le nom d’un endroit, parfois un mot, parfois le nom d’un personnage mythique. Par cette collection hommage, nous avons voulu mettre en avant la culture des montagnes, et notamment la culture pashtoune, méconnue ou mal connue, souvent associée aux difficiles événements de ces dernières années, présentée comme la communauté qui a engendré les Taliban*. Mais derrière cette façade, il y a une culture riche et vivace, qui perdure et se transmet de génération en génération. La culture pashtoune se vit profondément collectivement, et malgré la mondialisation et l’ouverture vers l’occident, ses valeurs ont été étonnamment préservées, sûrement en partie pour cette raison. Le pilier de la culture pashtoune est la notion d’honneur,  considéré comme le bien le plus précieux …

Chapattis : la recette

Première recette sur le blog de Gulshaan, et commençons par l’essentiel, par celui qui nous accompagne à chaque repas : le pain, et en l’occurrence, le chappati, souvent appelé simplement « pain » (roti en ourdou et punjabi, dodey en pashto) au Pakistan et en Inde. Là-bas, dans les campagnes, on prépare les chapattis avant chaque repas à même le sol, près du four installé dans la cour  de la maison, et on les cuit soit sur une plaque de fer posée sur le feu, soit à même la pierre du four. Venons-en à la recette, très simple. Les ingrédients : de la farine complète, de l’eau, une pincée de sel et une pincée de sucre. Versez la quantité de farine souhaitée en fonction du nombre de chapattis que vous voulez préparer dans un saladier (de préférence en fer ou solide car vous allez un peu le maltraiter) puis y ajouter la pincée de sel et de sucre. Commencer à verser de l’eau progressivement en faisant un trou un milieu de la farine, tout en mélangeant jusqu’à …

Ouvrons les yeux

Un article coup de gueule aujourd’hui chez Gulshaan. Car notre jardin de roses n’est pas seulement tout beau tout fleurit, il est aussi ouvert sur le monde, ses beautés mais aussi ses injustices. Vous aurez peut-être vu hier un documentaire sur arte concernant les Kamlahari, esclaves modernes du Népal. Des fillettes sont vendues à partir de l’âge de sept ans par leur famille pour soulager le foyer et lui apporter un peu d’argent. De l’autre côté, des familles aisées croient « faire un bonne action » en achetant des enfants et en les faisant travailler comme femme de ménage, bonne à tout faire. Ni loi, ni contraintes, donc ces esclaves du 21ème siècle sont exploitées sans limites, et les violences physiques et psychologiques sont fréquentes. Le cas des Kamlahari du Népal n’est pas sans rappeler celui des Musallis du Pakistan. Parce qu’ils appartiennent à une classe sociale inférieure (pour ne pas dire « caste »), et qu’il sont plus foncés de peau et traditionnellement attachés aux métiers de services, les musallis subissent des traitements inadmissibles, qu’on ne remet pas …