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Ouvrons les yeux

Gulshaan

Un article coup de gueule aujourd’hui chez Gulshaan. Car notre jardin de roses n’est pas seulement tout beau tout fleurit, il est aussi ouvert sur le monde, ses beautés mais aussi ses injustices. Vous aurez peut-être vu hier un documentaire sur arte concernant les Kamlahari, esclaves modernes du Népal. Des fillettes sont vendues à partir de l’âge de sept ans par leur famille pour soulager le foyer et lui apporter un peu d’argent. De l’autre côté, des familles aisées croient « faire un bonne action » en achetant des enfants et en les faisant travailler comme femme de ménage, bonne à tout faire. Ni loi, ni contraintes, donc ces esclaves du 21ème siècle sont exploitées sans limites, et les violences physiques et psychologiques sont fréquentes.

Le cas des Kamlahari du Népal n’est pas sans rappeler celui des Musallis du Pakistan. Parce qu’ils appartiennent à une classe sociale inférieure (pour ne pas dire « caste »), et qu’il sont plus foncés de peau et traditionnellement attachés aux métiers de services, les musallis subissent des traitements inadmissibles, qu’on ne remet pas en question. Les musallis travaillent dans les maisons comme domestiques ou dans les champs, à partir d’un très jeune âge, comme femme ou homme de ménage, cuisinier(e), chauffeur, etc. Soit il vivent dans la famille (et dorment où ils peuvent, car ils ont rarement un endroit à eux) et ont de temps en temps la permission de visiter leur famille, soit il viennent chaque jour dans la famille de leur « employeur » pour travailler d’arrache pied avec des horaires inimaginables, sept jours sur sept et jusqu’à très tard, attendant chaque soir qu’on veuille bien les libérer, pour un salaire de misère (trente euros par mois, voire moins).

Le plus choquant finalement est de se rendre compte que cela ne choque personne, et que la plupart des Pakistanais sont capables de dire que la place des musallis dans la société est indispensable, car « s’ils n’étaient pas là, qui le ferait » ?

Les cas du Pakistan et du Népal ne sont pas des cas isolés, ces pratiques ont cours dans la plupart des pays e, développement malheureusement, du Maghreb à l’Indonésie, sans que personne n’y trouve rien à redire. Et de ces pratiques découlent naturellement le travail des enfants et la privation d’éducation pour ces derniers : et la boucle est bouclée… Comment peut-on espérer le progrès en négligeant des droits si fondamentaux…

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