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Opération mystère chez Gulshaan

Depuis le début de l’aventure Gulshaan, nous vous avons habitués au suspense. Cette fois, c’est un défi un peu spécial que nous vous lançons, et nous espérons que vous le relèverez. Nous vous emmenons à nouveau en voyage, mais d’une manière différente… Nous avons pimenté le chemin vers la collection d’été : ce sera un parcours plein d’embûches, dans une atmosphère faite d’énigmes et de mystère. Nous nous expliquons : à la fin de cet article, vous trouverez un premier indice, que vous allez devoir garder précieusement, cet indice est offert, c’est cadeau, car les suivants seront cachés, et vous devrez les trouver grâce aux indications que nous vous donnerons dans la newsletter. Certains vous serons donnés directement dans la newsletter, à laquelle il va donc falloir être abonné. Ces différents indices vous serviront à résoudre une énigme… nous ne vous en disons pas plus pour le moment, juste que l’énigme vous mènera à la collection d’été, et que celles qui la résoudront auront de jolies surprises… Nous déclarons l’opération mystère lancée chez Gulshaan ! Premier …

Ce doux parfum de roses…

Gulshaan, vous le savez, c’est le jardin de roses… Et aujourd’hui, nous avions envie de vous parler de ces fleurs, et de toute la symbolique qu’elles transportent… Si vous demandez à un pakistanais ce qu’évoque pour lui le parfum des roses, il vous répondra sûrement que c’est l’odeur du mariage et de la mort… Deux étapes clés entourées des douces effluves de ces fleurs. Car les roses décorent les murs et le lit de chambre nuptiale, laissant leur parfum flotter à l’intérieur pendant plusieurs jours, de la même façon que leurs pétales sont déposés sur les tombes nues et terreuses des défunts… Ce parfum reste et ne s’oublie pas, il demeure le rappel des moments heureux comme celui des jours tristes, il est l’accueil de la nouvelle mariée, et la perte d’un être cher. Au delà de ces moments clés de la vie, c’est dans la cuisine que l’on retrouve le parfum des roses, au gré des desserts, thés et autres sirops, un arôme unique, comme l’empreinte gustative de cette région du monde, mais ça, …

Détails…

Depuis plus d’un mois déjà, notre univers s’est matérialisé à travers la boutique. Cette boutique, ce n’est pas seulement un aboutissement, c’est le prolongement de tout notre travail, le prolongement de notre manière de voir les choses et d’aborder le monde, c’est la face visible et palpable de tout ce qui se passe en coulisses, de ce que nous tentons de partager. Car à travers nos vêtements et nos accessoires, il y a autre chose. Nous concevons nos collections comme des messages, et nous en avons tant à vous faire passer. Cette première collection, Murmures du Kohistan, est une invitation au voyage dans des zones si inatteignables qu’elles en sont exclues du monde . Des murmures dans d’autres langues, un pays mystérieux, qui pourrait ne pas exister, mais qui transcende à travers ce flou tant de territoires encore vierges. Nous nous retenions de vous en parler, parce que vous ne l’aviez pas encore sous les yeux. Maintenant qu’elle est là, nous pouvons plus facilement l’évoquer, car c’est dans les détails que vous comprendrez le nom …

Gulshaan est né…

Gulshaan est né dans les odeurs de poussière et de feu de bois, là où l’adhan réveille les villes endormies, où les aigles et les cerfs volants se côtoient dans le ciel, où les camions sont aussi colorés que les vêtements des femmes, comme pour cacher une autre misère, là où l’on ne plaisante ni avec l’honneur, ni avec les liens du sang, où la vie ne s’arrête jamais, comme dans un bouillonnement permanent, où les toits des maisons sont le spectacle de tous les secrets… Mais Gulshaan est né aussi en France, dans les rues de la capitale et de sa banlieue, dans la réalité des villes d’ici, des femmes d’ici. C’est le mélange de ces deux univers qui s’est imposé dans une recherche de plus de couleurs, de motifs, d’originalité et de matières non-synthétiques. Une touche d’ailleurs dans une réalité bien d’ici. Le parfum d’ailleurs de Gulshaan, c’est un peu comme quand au détour d’une rue, par surprise, une odeur nous surprend et nous rappelle un horizon lointain que l’on a un jour …

Independence day

Hier avaient lieu au Pakistan les festivités de la fête nationale, et aujourd’hui en Inde : le 14 août pour le Pakistan, 15 août pour l’Inde. Si ces deux fêtes sont si importantes, c’est parce-qu’en 1947, la partition a laissé des blessures encore à vif dans la mémoire collective des deux pays. L’Empire Britannique qui s’étendait dans toute l’Asie du Sud était au bord de l’implosion, les tensions communautaires exacerbées, puis les britanniques ont quitté l’Inde brusquement, laissant naître deux nouveaux pays : l’Inde, et le Pakistan. C’était le célèbre poète Allama Iqbal qui, en 1930, dans son « discours présidentiel », avait pour la première fois évoqué l’idée de la création d’un pays pour les musulmans d’Inde. Ce n’est qu’en 1947 que le Pakistan, littéralement le « pays des purs », vit le jour, sous la direction du Qaid e Azam, le grand leader, Muhammad Ali Jinnah. Mais cette partition se fit dans la douleur, entraînant des milliers de déplacés de part et d’autre de la nouvelle frontière, les musulmans migrant vers le nouveau pays, et les sikhs et …

Tarawih in Islamabad

Parce qu’elle est l’une des plus grandes mosquées au monde, nous avions envie de vous parler de la mosquée Faisal (Faisal Masjid) d’Islamabad, capitale du Pakistan. Financée par les Saoudiens et construite en 1986, elle a volontairement l’aspect d’une grande tente bédouine. Elle s’élève auprès des collines de Margalla, du haut desquelles on a une vue extraordinaire sur la ville et la grande mosquée, et où les familles vont régulièrement se promener. Les collines de Margalla sont l’extrémité occidentale de la chaîne de l’Himalaya, et sur un Islamabad souffle déjà un vent du nord, venu de contrées lointaines. La mosquée Faisal est devenue l’un des symboles du Pakistan. Quand on entre à l’intérieur, on est surpris par cet énorme Coran. Pendant le Ramadan, la mosquée prend des allures de fête…

En route pour le bazaar

Il est des noms qui évoquent des histoires lointaines venues d’autres époques. C’est le cas de ceux de certains bazaars célèbres du Pakistan, et en premier lieu, d’Anarkali Bazaar à Lahore, capitale du Punjab pakistanais. Anarkali, c’était cette courtisane dont le fils du célèbre empereur Moghol Akbar, Saleem, tomba éperdument amoureux, alors qu’il était promis à une destinée digne de sa lignée, menaçant de déshonorer l’empire tout entier. La légende veut que l’empereur Akbar, de peur de voir sa dynastie mise en danger, ait fait emmurer vivante la jeune Anarkali (littéralement : bourgeons de grenadier) dans les murs du fort de Lahore… Légende ou réalité, le mythe d’Anarkali est devenu au Pakistan et en Inde le symbole de l’amour impossible, et le grand Bazaar de Lahore porte aujourd’hui encore son nom. Saleem devint l’empereur Jahangir, père du futur empereur Shah Jahan, qui fera construire le Taj Mahal à Agra. Autre bazaar qui nous embarque dans un autre monde : Meena Bazaar à Peshawar, le « bazaar de l’amour ». Aux portes de l’Afghanistan, on en ressent déjà …

Du cricket au football

C’est au cricket que le Pakistan se distingue, et l’équipe nationale transporte le pays d’émotion à chaque match. Mais cette fois, le pays se fait une place dans la coupe du monde de football, d’une manière un peu particulière. C’est l’histoire d’un cordonnier pauvre de la ville de Sialkot, au nord-est du pays, à l’époque de l’empire britannique. Les équipes de football britanniques prennent l’habitude de faire appel à lui pour réparer leurs ballons. Le cordonnier acquiert un savoir-faire et devient réparateur attitré de ballons de football, jusqu’à commencer à en fabriquer lui-même. Ce savoir-faire se répand dans sa famille et dans la petite ville de Sialkot, jusqu’à en faire aujourd’hui une ville connue mondialement pour la qualité de son artisanat concernant la fabrication de ballons de foot. Si Adidas sous-traitait avant en Chine, une entreprise de Sialkot a remporté le contrat pour la coupe du monde 2014, ce qui est loin d’être négligeable quant à l’impact économique local et national. A noter aussi, plus d’un quart des employés sont des femmes, fait rare dans …

Des nouvelles de la boutique…

Plusieurs semaines déjà que vous êtes nombreuses à partager avec nous l’aventure Gulshaan. D’un projet idéal, tout à fini par se préciser et devenir concret, en grande partie grâce aux retours positifs que nous avons chaque jour de votre part. Le projet de départ : habiller la femme musulmane, d’une façon plus originale que ce qui existe déjà, et lui offrir de la qualité, faire partager notre amour du coton et des tissus originaux, vous faire également voyager grâce à des coupes et des imprimés nouveaux. Et puis aussi, vous offrir une vraie dimension éthique, la garantie d’une origine contrôlée par des partenariats choisis avec soin. Nous attaquons le sprint final, avant la grande ouverture, même s’il reste encore beaucoup de choses à faire, mais nous sommes sur les rails. Shalwar Kameez, tuniques et robes longues, châles brodés et ballerines en cuir prennent place petit à petit dans notre stock, attendant impatiemment de vous être enfin présentés. Alors aujourd’hui nous vous donnons des informations concrètes, parce que vous le méritez et que vous êtes nombreuses …

Notes de sagesse

Il est des petites expressions toutes courtes, mais qui relèvent d’une grande sagesse, et la langue ourdou en regorge. Nous en partageons deux aujourd’hui, à apprendre par coeur et à partager ! La première très utilisée dans le langage courant dit : « Panch ungliyaan barabar nahi hoti » c’est à dire en français :  « Les cinq doigts ne sont pas égaux ». L’expression est utilisée pour expliquer que tous les être humains ne sont pas pareils, ne possèdent pas les mêmes caractères, les mêmes qualités et les mêmes défauts, mais que chacun a quand même en lui des qualités et des défauts. La deuxième expression que nous partageons aujourd’hui est la suivante… « Sabar ka phaal mitha hota hai » c’est à dire en français : « le fruit de la patience est sucré », ou comment expliquer que ce pour quoi on a su patienter est plus agréable, et que la patience permet de mieux savourer ce qui en découle… A méditer donc, et n’hésitez pas à partager avec nous les petites expressions de vos langues maternelles…