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En route pour le bazaar

Il est des noms qui évoquent des histoires lointaines venues d’autres époques. C’est le cas de ceux de certains bazaars célèbres du Pakistan, et en premier lieu, d’Anarkali Bazaar à Lahore, capitale du Punjab pakistanais. Anarkali, c’était cette courtisane dont le fils du célèbre empereur Moghol Akbar, Saleem, tomba éperdument amoureux, alors qu’il était promis à une destinée digne de sa lignée, menaçant de déshonorer l’empire tout entier. La légende veut que l’empereur Akbar, de peur de voir sa dynastie mise en danger, ait fait emmurer vivante la jeune Anarkali (littéralement : bourgeons de grenadier) dans les murs du fort de Lahore… Légende ou réalité, le mythe d’Anarkali est devenu au Pakistan et en Inde le symbole de l’amour impossible, et le grand Bazaar de Lahore porte aujourd’hui encore son nom. Saleem devint l’empereur Jahangir, père du futur empereur Shah Jahan, qui fera construire le Taj Mahal à Agra. Autre bazaar qui nous embarque dans un autre monde : Meena Bazaar à Peshawar, le « bazaar de l’amour ». Aux portes de l’Afghanistan, on en ressent déjà …

Shalwar kameez, robes longues et tuniques en pagaille

La première vente-flash s’est achevée, et Gulshaan a eu la bonne surprise de vous voir très nombreuses au rendez-vous, robes longues, tuniques et shalwar kameez (ensembles pakistanais) se sont envolés. Cette vente-flash n’était qu’un tout petit début, un aperçu, qui nous permet de tester, et d’ajuster au besoin, pour que tout soit optimal à l’ouverture de la boutique en ligne et qu’elle soit à la hauteur de vos attentes. Nous nous remettons donc au travail en espérant pouvoir renouveler l’expérience très vite. Choix des tissus, des coupes, des matières et des motifs, assemblages, essayages et ressayages, tel est le quotidien de Gulshaan en ce moment. Mais c’est aussi ce qu’on aime ! C’est avec cette joie fébrile que l’on craque pour un motif, qu’on l’assemble à un autre, que le vêtement prend forme, et que l’on vous imagine le découvrir… Et pour la prochaine vente, ça promet d’être très léger et très frais, de quoi passer un bon été ! Nous ne vous en disons pas plus pour le moment, si ce n’est que les …

Ramadhan is coming…

Un invité tant attendu s’apprête à faire son entrée. Partout dans le monde, dans quelques jours, les musulmans observeront le jeûne prescrit. Il y a comme un vent de fête qui flotte un peu partout… Il arrive… Au Pakistan, en Afghanistan comme ailleurs, les familles se préparent, et les mosquées ont revêtu leurs plus belles couleurs et leurs lumières les plus éclatantes. Ce Ramadan sera rude, il tombe en plein été, et le thermomètre monte à plus de 50°C dans de nombreux endroits, alors que de nombreuses familles n’ont pas l’électricité, et que pour celles qui l’ont, les coupures sont fréquentes. Au Nord Waziristan, c’est dans la peur des attaques de drones américains que les habitants devront une nouvelle fois vivre ce mois béni. N’oublions pas que pour certains, l’arrivée de ce mois est parfois source d’angoisse, de peur de ne pas pouvoir l’honorer de la meilleure façon en nourrissant suffisamment sa famille. Malheureusement, même avec toutes les bonnes intentions, passer ce mois dans la joie de l’adoration n’est pas toujours une évidence. Mais au delà …

Du cricket au football

C’est au cricket que le Pakistan se distingue, et l’équipe nationale transporte le pays d’émotion à chaque match. Mais cette fois, le pays se fait une place dans la coupe du monde de football, d’une manière un peu particulière. C’est l’histoire d’un cordonnier pauvre de la ville de Sialkot, au nord-est du pays, à l’époque de l’empire britannique. Les équipes de football britanniques prennent l’habitude de faire appel à lui pour réparer leurs ballons. Le cordonnier acquiert un savoir-faire et devient réparateur attitré de ballons de football, jusqu’à commencer à en fabriquer lui-même. Ce savoir-faire se répand dans sa famille et dans la petite ville de Sialkot, jusqu’à en faire aujourd’hui une ville connue mondialement pour la qualité de son artisanat concernant la fabrication de ballons de foot. Si Adidas sous-traitait avant en Chine, une entreprise de Sialkot a remporté le contrat pour la coupe du monde 2014, ce qui est loin d’être négligeable quant à l’impact économique local et national. A noter aussi, plus d’un quart des employés sont des femmes, fait rare dans …

Tea time chez Gulshaan

Comme la météo s’y prête, au moins dans la moitié nord de la France, et que vous nous l’aviez demandé, on vous parle de thé aujourd’hui, avec un tour du Pakistan et de sa culture du thé. Les recettes varient selon les régions et les ethnies, selon les saisons aussi. Tea time chez Gulshaan ! Le thé fait partie intégrante de la culture pakistanaise, il rassemble et uni, il rythme même les journées, qui commencent avec le lait qui boue sur le feu dans les cours, et s’achèvent dans la fumée du thé du soir, servi après le dernier repas. Dans les villes, les « Chai Khane », « maisons de thé », sont les points de rassemblement des hommes. Dans les cours des maisons, ce sont les femmes qui le préparent, à même le sol, accroupies près des braises. Petit tour des recettes… Dum Ki Chai C’est le thé classique plutôt anglais, du thé noir infusé dans l’eau chaude, dans lequel on rajoute un nuage de lait avant de le servir. Il est consommé partout, car c’est celui qui …

La voix des oubliés

Gulshaan, vous l’aurez compris, n’est pas seulement un jardin de roses tranquille où l’on papote futilités, c’est aussi un moyen de s’ouvrir sur des endroits que le monde a voulu oublier, parce qu’ils ne correspondaient pas à ses nouvelles valeurs de modernité. En 2010, le monde a fermé les yeux sur les inondations au Pakistan, qui ont fait plus de victimes que le tsunami, alors que juste avant, il s’était rué sur les dons aux haïtiens endeuillés. On oublie les victimes musulmanes du Kashmir indien, les meurtres et les viols, parce que l’Inde est aux yeux des occidentaux cet idéal d’ouverture et de spiritualité exotique. Cette semaine, alors qu’une coulée de boue a fait des dizaines de victimes en Afghanistan, les journalistes ont omis de nommer l’endroit, il a fallu aller fouiller sur internet pour apprendre que cela avait eu lieu dans la province du Badakhshan. Et qui parle des attaques de drones au Waziristan ? Qui transmet au monde le fait que le Pakistan soit bombardé par les Etats Unis depuis 2004, et que …

Voyage en couleurs…

Aujourd’hui un article haut en couleur, pour vous faire partager des images de l’artisanat traditionnel pakistanais. Sacs pours femmes, pochettes, chaussures en cuir (khusse), porte-clés, draps et rideaux, shalwar kameez à l’encolure travaillée, chapeaux d’homme, la broderie faite main est une constante, de l’Afghanistan jusqu’en Inde, autour de la vallée de l’Indus. Au Pakistan, Multan est la capitale de la fabrication des khusse traditionnelles. Mais le Sindh s’illustre dans la fabrication d’article brodés et colorés comme les chapeaux, et on retrouve ces broderies travaillées chez les tribus pashtounes et kalash du nord, notamment sur les plastrons des tuniques des femmes comme de celles des hommes, au Balouchistan pakistanais, afghan et iranien, et chez les kuchis d’Afghanistan et du Pakistan… En Inde, les Rajhastanis et les Gujaratis portent fièrement ces couleurs, éclatants par leurs tenues, aux portes du désert. Voyage donc, au coeur du Pakistan coloré…

Des nouvelles de la boutique…

Plusieurs semaines déjà que vous êtes nombreuses à partager avec nous l’aventure Gulshaan. D’un projet idéal, tout à fini par se préciser et devenir concret, en grande partie grâce aux retours positifs que nous avons chaque jour de votre part. Le projet de départ : habiller la femme musulmane, d’une façon plus originale que ce qui existe déjà, et lui offrir de la qualité, faire partager notre amour du coton et des tissus originaux, vous faire également voyager grâce à des coupes et des imprimés nouveaux. Et puis aussi, vous offrir une vraie dimension éthique, la garantie d’une origine contrôlée par des partenariats choisis avec soin. Nous attaquons le sprint final, avant la grande ouverture, même s’il reste encore beaucoup de choses à faire, mais nous sommes sur les rails. Shalwar Kameez, tuniques et robes longues, châles brodés et ballerines en cuir prennent place petit à petit dans notre stock, attendant impatiemment de vous être enfin présentés. Alors aujourd’hui nous vous donnons des informations concrètes, parce que vous le méritez et que vous êtes nombreuses …

Notes de sagesse

Il est des petites expressions toutes courtes, mais qui relèvent d’une grande sagesse, et la langue ourdou en regorge. Nous en partageons deux aujourd’hui, à apprendre par coeur et à partager ! La première très utilisée dans le langage courant dit : « Panch ungliyaan barabar nahi hoti » c’est à dire en français :  « Les cinq doigts ne sont pas égaux ». L’expression est utilisée pour expliquer que tous les être humains ne sont pas pareils, ne possèdent pas les mêmes caractères, les mêmes qualités et les mêmes défauts, mais que chacun a quand même en lui des qualités et des défauts. La deuxième expression que nous partageons aujourd’hui est la suivante… « Sabar ka phaal mitha hota hai » c’est à dire en français : « le fruit de la patience est sucré », ou comment expliquer que ce pour quoi on a su patienter est plus agréable, et que la patience permet de mieux savourer ce qui en découle… A méditer donc, et n’hésitez pas à partager avec nous les petites expressions de vos langues maternelles…

Qui se souvient du Rana Plaza ?

Qui se souvient du Rana Plaza ? La catastrophe du Rana Plaza, à Dacca au Bangladesh, c’était il y a un an. Le monde entier a soudain pris conscience des conditions de travail inhumaines des petites mains du textiles dans les pays sous-développés, là où sont cousus la plupart des vêtements des grandes marques et multinationales vendant leurs produits en occident : Zara, H&M, Carrefour, Auchan, etc… Sous-traiter dans des pays dans lesquels la main d’oeuvre est moins chère, piétinant les droits de l’homme au passage… mais qu’importe quand il s’agit de faire du profit, et surtout quand la majorité silencieuse continue à consommer sans broncher… Ce jour-là, l’immeuble de huit étage qui abritait des ateliers de textiles s’est effondré sur les plus de trois milles employés qui travaillaient à l’intérieur. La veille pourtant des fissures avaient été découvertes dans les murs et les employés avaient manifesté leur inquiétude. Mais le lendemain, on les avait menacé des les licencier s’ils ne se remettaient pas au travail. Plus de mille personnes ont péri ce jour-là, dont …