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Petit guide de la consomm’actrice #1 Fast fashion vs mode éthique

Mode éthique, minimalisme, mode responsable, écologie et zéro déchet… Autant de mots qui pèsent lors de l’achat de nos vêtements. Lors d’un sondage sur instagram la semaine dernière pour savoir si vous faisiez attention aux matières des vêtements que vous achetez, vous avez été une majorité à nous répondre que oui, mais en même temps à nous exprimer le sentiment d’être un peu perdues face au défi d’une consommation de vêtements plus responsable. D’où l’idée d’une série d’article sur le blog pour vous aider à y voir plus clair. Nous sommes en pleine période de soldes, et c’est le moment de réfléchir pour acheter mieux et plus consciemment. Nous vous parlerons des matières et des conditions de production dans l’industrie textile dans de prochains articles, mais il nous semblait important de commencer par le commencement, à savoir redéfinir les termes. On entend parler de fast fashion, et à l’inverse, il est parfois difficile de savoir exactement ce qu’on entend par mode éthique, et vers où se tourner pour acheter des vêtements de manière plus responsable …

BLACK FRIDAY – À la mémoire de Taslima

Et oui, nous y sommes, à ce jour tant attendu. Boîte email saturée de pourcentages, je trépigne. C’est l’occasion ou jamais, le moment d’acquérir des choses qui risqueront de passer sous le nez si je n’en profite pas. Je sais que tout cela, c’est pour me pousser à la consommation, mais après tout il n’y a pas de mal à se faire plaisir, le shopping est un loisir comme un autre. Je me rue comme tout le monde sous le rideau de fer qui se lève à peine dans le magasin, inondé en un instant d’une marée humaine. J’ai chaud, très chaud. Je me fais bousculer, j’arrache les vêtements des cintres avant que d’autres ne s’en emparent. Je suis fébrile, l’air est irrespirable, j’ai l’impression d’avoir du mal à respirer, la foule m’étouffe. Je n’ai plus de place dans mon placard, je le sais, mais je ne peux pas ne pas en profiter, je le regretterais. Je n’en ai pas vraiment besoin, c’est vrai, mais après tout on ne sait jamais, ça peut toujours servir, …

La France black blanc beur nous a trahis #coupedumonde

Pour celles et ceux qui étaient assez âgés à l’époque pour se souvenir, nous avons tous un souvenir très précis et inébranlable de la coupe du monde 1998, et de l’euphorie dans laquelle nous nous sommes sentis plonger. Des marées populaires, le drapeau français arboré fièrement alors qu’on ne nous apprend pas particulièrement en France le sentiment patriotique, et que la Marseillaise (mais qu’on nous change ces paroles !!!) n’est pas apprise à l’école. Et soudainement le sentiment d’appartenir à quelque chose, à un groupe fort et indivisible, dans lequel chacun aurait sa place. Un espoir fou. On nous parle à l’époque d’une France black blanc beur, on prend conscience de la réalité de la population, elle est noire, blanche, arabe, musulmane aussi, tout cela c’est la France. Et on se prend à rêver de ce qu’on pourrait devenir si on est tous ensemble. Mais 20 ans se sont écoulés. Zizou a donné son fameux coup de tête, « sa culture du quartier » l’a rattrapé, et le beur du black blanc beur est redevenu suspect de …

Vous m’avez oubliée, et je mourrai sans bruit #rohingya

Vous m’avez oubliée, et je mourrai sans bruit. Ma vie s’éteindra en silence comme le vent balaye les feuilles mortes, sans splendeur, sans larmes et sans tristesse, sans même un dernier cri. Ma vie ne valait pas moins qu’une autre pourtant, j’avais aussi mes rêves et mes idéaux, j’étais fière et aimée autant que j’aimais, j’étais le membre d’une famille, mon coeur battait pour tant de choses. J’étais un être humain, mais on a nié cette humanité. Mon existence ne comptait pas, ma famille ne comptait pas, mes rêves, mes rires, mes jeux ne comptaient pas, tout cela ne suffisait pas à faire de moi leur semblable. Dans ce monde régi par les intérêts économiques, la guerre est précieuse, les vies humaines bien peu. Mon pays est pauvre, petit et mal situé, il ne sera jamais envahi par les puissances étrangères, personne ne défendra jamais les droits que l’on m’a volés. De l’autre côté du globe, certains pensent même que je le mérite, pour avoir le tort de partager la même religion que ceux qui …

Torino Fashion Week, derniers jours #journaldebord

Vivre un événement comme la fashion week de Turin est autre chose que de la mode. Cela va bien plus loin, au-delà de l’Italie, de l’immensité des Alpes et de la géométrie des rues turinoises, bien au-delà de la limite que les flots du Po pourraient jamais nous faire atteindre. Sur le moment, on a du mal à le réaliser, pris dans les semaines de préparation que nous a imposées l’événement. Mais c’est après, quand ces moments impalpables et uniques se sont évaporés, que l’on prend conscience de leur caractère précieux, de l’alchimie qui les a créés et qui ne se produira plus jamais. Rencontrer des dizaines de personnes de dizaines de pays en seulement quelques jours, vivre avec elles, partager des moments, rire d’une même chose parfois, revoir des gens que l’on avait rencontrés à l’autre bout du monde, en Indonésie, vivre la fatigue ensemble, les fous rire, l’émotion, le stress puis le soulagement, se soutenir et se découvrir. Cela n’est pas de la mode, c’est une expérience profondément humaine. Et là, en toile …

Torino Fashion Week, jour 5 #journaldebord

Cinquième jour à Turin, des kilomètres de pavés et d’arcades dans les jambes, et une bonne dose de gelati italiani dans l’estomac. Si la fashion week classique de Turin suit sont cours, la partie « designers modests » commence aujourd’hui, et s’achèvera lundi avec les Debenhams Awards par Aab, les AT FILMS Awards par Ala Hamdan, et les Luxury Awards par Sommet International de la mode. La collection Gulshaan attend sagement dans le backstage de pouvoir entrer en scène, demain à 16h. Dès le deuxième jour, nous avons pu nous rendre sur les lieux de l’événement, que nous vous faisons découvrir ici, pour ceux qui ne suivent pas notre aventure sur les réseaux sociaux. Un lieu historique, authentique et magnifiquement restauré, sur le bords du Po. Les deux journées précédentes ont été rythmé par les essayages de notre collection par les modèles, la découverte du lieu, des workshops et des rendez-vous professionnels organisés par la Torino Fashion Week au sein de la prestigieuse Galleria San Federico. Après deux jours d’orage, la ville renait et s’anime, les rues …

Torino Fashion Week, jour 2 #journaldebord

C’est en traversant les Alpes en train que nous avons hier quitté Paris pour Turin en Italie, en vue de notre participation à la Torino Fashion Week ce weekend. Après des événements aux quatre coins du monde, c’est avec plaisir que nous savourons le voyage terrestre pour un pays voisin, et que nous apprécions le paysage qui change doucement à mesure que nous avalons les kilomètres. Nous posons nos valises à l’hôtel, la collection Gulshaan prête à se mettre en scène dans quelques jours, et partons visiter la ville, dans la chaleur moite des heures qui précèdent l’orage (qui ne manquera pas de nous tomber dessus quelques heures plus tard). Turin, posée sur le fleuve Po, est une ville à l’architecture assez surprenante, mélangeant les styles et les époques, symbole du lieu où s’étend la ville, à la croisée des montagnes et de la Méditerranée, mais aussi carrefour entre France, Italie et Suisse. La pizza était incontournable pour ce premier soir, sans oublier les précieux « gelati italiani ». Alors que nous venions d’arriver, d’autres créateurs convergeaient …

Portraits de femmes : rencontrez notre équipe

Nous choisissons cette fin de semaine symbolique de la lutte pour les droits des femmes pour revenir sur l’exposition photo que nous avons présentée au mois de novembre lors de notre événement dans le Marais à Paris. Cette exposition photo mettait en lumière notre équipe de femmes au Pakistan. Aujourd’hui encore, en France comme dans le monde, la lutte continue pour les droits des femmes. Pour la dignité, et parfois même pour la survie de chacune. Le Pakistan s’imposait à nous de par la genèse du projet Gulshaan. Et là-bas, le travail des femmes encore plus. Parce qu’il n’est pas une option, mais parfois seulement une question de vie ou de mort. Dans cette société très collective basée sur le système familial, dans laquelle le clivage hommes-femmes est très fort, les femmes travaillent rarement, bien qu’elles aient une place très importante dans les familles et soient très respectées. Une grande partie de la population n’a pas encore accès à l’éducation, et celle des filles n’est pas toujours une priorité pour les familles qui ne voient …

25 février, Ethical Minds meets Gulshaan : atelier Miracle Morning et vide-dressing Gulshaan

Le 26 novembre dernier avait lieu dans le quartier du Marais à Paris le premier événement parisien organisé par Gulshaan. Il s’est passé quelque chose ce jour là. Quelque chose de magique, d’unique. Aujourd’hui encore quand nous parlons à des personnes présentes ce jour-là, nous entendons des phrases comme « cet événement restera gravé dans ma mémoire », ou encore « j’étais sur mon petit nuage, j’ai mis des jours à redescendre »… Nous aussi en fait… Car ce qui s’est passé ce jour-là, c’était exactement ce que nous voulions : du partage, du positivisme, de l’espoir, des personnes différentes, aux influences diverses, qui ne s’étaient jamais vues mais qui semblaient se connaître depuis toujours tant elles partageaient des valeurs communes. Nous nous sommes rendues compte que nous étions une communauté, et que nous devions continuer à nous rencontrer pour rêver ensemble, agir ensemble. Nous vous invitons donc de nouveau le 25 février à Paris, de 10h30 à 18h. Au programme :  10h30 : Atelier Miracle Morning animé par Nathalie Lafrie d’Ethical Minds (20€ sur inscription, limité à 20 …

Dangal, ou l’hymne à la libération des femmes indiennes

Si nous parlons bollywood aujourd’hui, c’est parce-que le film que nous évoquons, qui traite de l’émancipation des femmes indiennes par le sport, en l’occurence la lutte, n’a rien des clichés classiques de l’industrie cinématographique de Mumbai. Tout d’abord parce-que nous connaissons Aamir Khan, acteur et également producteur du film, comme un anti-héros bollywoodien en tant qu’acteur. En tant que producteur, il a abordé des sujets très profonds : notamment l’autisme dans Taare Zameen Par, et les relations entre les religions dans PK. Ensuite, parce-que ce film met une petite raclée à Salman Khan, qui est pour le coup un cliché du « héros bollywoodien qui reste éternellement jeune premier », récemment à l’affiche dans Sultan, film traitant aussi de la lutte. Ensuite parce que le film met en avant des actrices qui n’appartiennent pas à la scène habituelle de bollywood, et qui ne sont pas issues de ces grandes familles du cinéma hindi, milieu non épargné par le système des clans et des castes. Et enfin, ce qui a titillé notre féminisme, et qui fait que nous …