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Une journée de shooting à Belleville… #behindthescenes

Ce dimanche 6 novembre, tôt le matin, c’est sur les hauts de Belleville à Paris que s’était donnée rendez-vous l’équipe Gulshaan, pour une journée de shooting de la nouvelle collection, Tribal Diaries in Paris. Belleville, parce que c’est un quartier comme un village, dans lequel se croisent et se mélangent les cultures, comme chez Gulshaan. Parce qu’à travers la collection, rencontre entre la culture tribale d’Afghanistan et la vie citadine parisienne, nous voulions avant tout faire transparaître l’authenticité. Et parce que pour nous, Belleville représente un peu l’authentique Paris.      Le soleil léchait doucement de ses rayons les arbres flamboyants du parc qui s’étendaient comme un manteau juste en dessous du belvédère de la rue Piat, et au loin, Paris et ses toits gris s’étirait à l’infini. Il était tôt, l’air était frais, et l’ambiance était au tai chi et au ping pong dans tout le parc. Des groupes de Chinois s’étaient formés un peu partout, nous avons même eu de la musique chinoise en ambiance de fond toute la journée à côté de …

Azerbaïdjan, Terre de tolérance : suite de nos pérégrinations avec le photographe Reza

Nous avons eu l’honneur d’être invitées le samedi 29 août par l’équipe de Reza à assister à une visite guidée par le photographe lui-même de son exposition « Azerbaïdjan, Terre de tolérance », une sélection de ses photos prises depuis une trentaine d’années dans ce pays en mutation, dont il a suivi toutes les étapes. L’Azerbaïdjan a une frontière iranienne, et Reza est né à Tabriz, en terre iranienne azeri, qui donc mieux que lui pour comprendre sa culture et ses codes et capter ses images les plus profondes… L’Azerbaïdjan a cette particularité d’abriter les trois religions monothéistes depuis des siècles, dans une cohabitation pacifique exceptionnelle faite de partage et de respect mutuel, que l’époque soviétique n’a pas ébranlée… C’est ce versant sur lequel Reza a choisi d’insister dans sa sélection de photos, en ces jours d’incompréhension réciproque, car oui cet idéal d’entente fraternelle existe bien quelque part, et ce serait en Azerbaïdjan… Pendant l’exposition, Reza nous commente les images avec l’humilité qui le caractérise, et qui a sans nulle doute contribué à lui ouvrir les portes …

REZA : Afghanistan et Kurdistan sur Seine…

En ce moment sur les bords de Seine à Paris, ce sont des regards venus de très loin qui vous fixent du quai faisant face à celui du musée d’Orsay… Pour nous, le photographe iranien Reza est un symbole, c’est entre autres lui qui a donné un visage aux afghans, alors qu’on ne connaissait en occident que des terres désolées ravagées par la guerre et les silhouettes sans visage et sans nom des clandestins du square Villemin dans le 10ème arrondissement… Quelle fierté alors de voir le visage désormais célèbre de cette petite pashtoune aux yeux verts qui transpercent la capitale, dignement campée face au Musée d’Orsay et défiant les centaines de promeneurs qui défilent chaque jour sur le quai opposé. L’exposition en plein air Rêve d’humanité, que vous pourrez découvrir jusqu’au 15 octobre, présente aussi le travail plus récent que Reza a mené dans un camp de réfugié sous forme d’atelier de photographie avec des enfants syriens, qui ont été les témoins de leur quotidien dans le camp, immortalisant leur regard sur cette réalité…

Hommage…

Une fois encore, notre doux jardin de roses est ébranlé par une réalité brutale. Suite à la disparition tragique de Sabeen Mahmud, militante engagée pour les droits de l’homme au Pakistan, et plus particulièrement depuis quelques temps dans la province du Balochistan, nous avons choisi notre façon à nous de lui rendre hommage, en vous faisant voyager en images dans cette province peu connue du sud ouest du Pakistan, à la frontière de l’Iran et de l’Afghanistan, un territoire rude aux hommes durs et fiers. Le Balochistan est la plus grande des provinces du Pakistan, c’est aussi celle dont la population est la plus pauvre, malgré ses nombreuses ressources minières. Cette province est tout simplement un trésor de paysages, c’est à se demander comment tout cela a pu trouver sa place en un seul endroit : montagnes enneigées, palmeraies de dattiers, désert de sable, gorges des rivières… Le Balochistan, c’est aussi cette culture traditionnelle riche, ces broderies, ces tenues colorées portées par des femmes tatouées au menton et sur le front, ce turban imposant porté …

Ce que vous murmurera la première collection…

Depuis plusieurs mois déjà, Gulshaan vous raconte des histoires, vous fait voyager, car nous ne voulions pas seulement d’une marque, mais d’un univers, et il fallait que vous l’adoptiez totalement, jusqu’à en faire partie intégrante. En coulisses, même si vous ne le voyiez pas, il n’y a pas un jour où nous ne nous activons pas pour l’ouverture de la boutique et la création de la première collection, qui a été mûrement réfléchie, et qui elle aussi, vous racontera sa propre histoire, vous murmurera des choses, vous parlera d’ailleurs. Nous avons planté son décor dans un endroit bien particulier, cher à notre cœur. Vous l’avez deviné, l’ouverture est imminente, ce sera donc des vêtements aux couleurs et aux matières adaptés à la saison que nous vous proposerons. Certaines d’entre vous ont pu profiter des ventes-flash en juin et septembre, lors desquelles nous vous avions proposé un échantillon de vêtements aux couleurs et au matières estivales, idéales pour les saisons chaudes. Cette fois, nos vêtements seront exclusivement cousus en linen, un lin au tissage très épais …

Dupatta, ou l’immense voile pakistanais

Vous l’avez découvert ou redécouvert avec Gulshaan, et certaines ont été surprises de sa taille et de la beauté de ses motifs. Le dupatta, c’est l’une des trois pièces du shalwar kameez, la tenue traditionnelle pakistanaise, composée donc du shalwar (pantalon), du kameez (longue tunique), et d’un long et large voile, le dupatta. Comme vous avez pu le voir, le dupatta est immense, il mesure de un mètre sur deux à un mètre cinquante sur deux mètres cinquante, pour la seule bonne raison qu’il est un vêtement en lui-même. Dans les lourdes chaleurs du Pakistan, c’est de lui que l’on s’enroule pour préserver sa pudeur, et il couvre effectivement tout le corps. Souvent, les femmes le transforment en niqab en le rabattant devant le visage (et en le faisant tenir sans épingles !). Les pakistanaises préfèrent parfois avoir un dupatta « de sortie », moins coloré et plus simple, qu’elle enroulent autour d’elles avant de sortir, recouvrant ainsi le dupatta plus coloré qu’elle portent avec leur tenue. A la maison, il est porté de manière plus relâchée, …