Tous les articles taggés : Afghanistan

Pakistan : sur le toit du monde…

Entre le lancement de la nouvelle collection de bijoux et de châles et celui de notre collection d’hiver, Season of Aman, cela faisait longtemps que nous n’avions pas eu l’occasion de voyager sur le blog, et cela nous manquait un peu pour tout vous dire… Puisque la saison s’y prête, mais que nous manquons de neige en Europe cette année, nous avons eu envie de partir en voyage virtuel sur les plus hauts sommets du monde, au Pakistan. Car le pays abrite cinq des sommets de plus de 8000 m que compte le globe, et 108 sommets de plus de 7000 m d’altitude. Différents massifs montagneux se partagent ces sommets : l’Himalaya, le Karakorum et l’Hindu Kush. Une région à part, préservée, intouchable, sauf par les alpinistes (qui y ont souvent laissé leur vie) et les amateurs de trecks confirmés qui sont pratiquement les seuls rares touristes actuels au Pakistan. Une région également dont les habitants vivent coupés du monde, inaccessibles pendant les longs mois d’hiver, parlent des langues rares et perpétuent des traditions très anciennes …

Bijoux tribaux, ou la transmission d’une histoire

Une toute nouvelle collection de bijoux s’apprête à rejoindre la boutique, et nous voulions vous en parler. Nos bijoux tribaux ne sont pas nos créations, mais nous avons tenu à les partager sur la boutique Gulshaan, car ils sont le symbole de toute une région, et bien trop peu connus. Les chaînes montagneuses de l’Himalaya, du Karakorum et leur prolongement en Afghanistan recèlent de trésors. Ces merveilles sont les pierres qu’on y trouve, et notamment le célèbre lapis lazuli, d’un bleu profond. Ces pierres extraites difficilement des montagnes viennent ensuite inonder les bazaars de Peshawar et de Kabul. Les bijoux tribaux en métal argenté ornés des pierres des montagnes font partie intégrante de la culture des tribus pashtounes, et le savoir-faire des artisans est millénaire. Si les femmes portent colliers, bijoux de tête, bracelets et autres chaînes de chevilles, les hommes arborent fièrement de grosses bagues. Comme la pierre, la pièce de monnaie afghane est souvent intégrée aux bijoux, notamment aux colliers et aux bijoux de tête. Symboles de la culture tribale, repris par les …

REZA : Afghanistan et Kurdistan sur Seine…

En ce moment sur les bords de Seine à Paris, ce sont des regards venus de très loin qui vous fixent du quai faisant face à celui du musée d’Orsay… Pour nous, le photographe iranien Reza est un symbole, c’est entre autres lui qui a donné un visage aux afghans, alors qu’on ne connaissait en occident que des terres désolées ravagées par la guerre et les silhouettes sans visage et sans nom des clandestins du square Villemin dans le 10ème arrondissement… Quelle fierté alors de voir le visage désormais célèbre de cette petite pashtoune aux yeux verts qui transpercent la capitale, dignement campée face au Musée d’Orsay et défiant les centaines de promeneurs qui défilent chaque jour sur le quai opposé. L’exposition en plein air Rêve d’humanité, que vous pourrez découvrir jusqu’au 15 octobre, présente aussi le travail plus récent que Reza a mené dans un camp de réfugié sous forme d’atelier de photographie avec des enfants syriens, qui ont été les témoins de leur quotidien dans le camp, immortalisant leur regard sur cette réalité…

Yusuf Khan, Sher Bano, Adam Khan, Durkhanai et les autres…

Vous l’aurez peut-être remarqué en vous promenant sur le site de la boutique Gulshaan. Nos robes, nos tuniques et nos shalwar kameez portent des noms révélateurs de la collection, dont le décor est planté dans les montagnes afghano-pakistanaises. Si vous avez regardé avec un peu d’attention les fiches produits, vous avez vu que tous les noms étaient expliqués… Parfois le nom d’un endroit, parfois un mot, parfois le nom d’un personnage mythique. Par cette collection hommage, nous avons voulu mettre en avant la culture des montagnes, et notamment la culture pashtoune, méconnue ou mal connue, souvent associée aux difficiles événements de ces dernières années, présentée comme la communauté qui a engendré les Taliban*. Mais derrière cette façade, il y a une culture riche et vivace, qui perdure et se transmet de génération en génération. La culture pashtoune se vit profondément collectivement, et malgré la mondialisation et l’ouverture vers l’occident, ses valeurs ont été étonnamment préservées, sûrement en partie pour cette raison. Le pilier de la culture pashtoune est la notion d’honneur,  considéré comme le bien le plus précieux …

La terre a tremblé…

Vous n’êtes pas sans connaître l’ampleur des dégâts et des pertes humaines suite au tremblement de terre qui s’est produit au Népal le 25 avril, suivi par de nombreuses répliques. Nous vous parlons souvent du Pakistan, et en apprenant la triste nouvelle, nous nous sommes sentis comme liés à ce pays de l’autre extrémité de l’Himalaya, qui connaît la même rudesse géographique, le même mode de vie de ceux qui grandissent sur les pentes des plus hauts sommets du monde, la même pauvreté, malgré une culture et une religion différente. Cela n’a pas été non plus sans nous rappeler le tremblement de terre meurtrier de 2005 au Kashmir, qui avait traumatisé le Pakistan et le nord de l’Inde. Depuis dix ans déjà, on se raconte au Pakistan le souvenir de cette journée noire, quand la terre a tremblé. Nous profitons de cette actualité difficile pour vous parler d’une ONG dont nous avions rencontré la directrice, Stéphanie Selle, il y a quelques temps. Planète Enfants a été créé il y a déjà vingt-et-un ans, pour venir …

Détails…

Depuis plus d’un mois déjà, notre univers s’est matérialisé à travers la boutique. Cette boutique, ce n’est pas seulement un aboutissement, c’est le prolongement de tout notre travail, le prolongement de notre manière de voir les choses et d’aborder le monde, c’est la face visible et palpable de tout ce qui se passe en coulisses, de ce que nous tentons de partager. Car à travers nos vêtements et nos accessoires, il y a autre chose. Nous concevons nos collections comme des messages, et nous en avons tant à vous faire passer. Cette première collection, Murmures du Kohistan, est une invitation au voyage dans des zones si inatteignables qu’elles en sont exclues du monde . Des murmures dans d’autres langues, un pays mystérieux, qui pourrait ne pas exister, mais qui transcende à travers ce flou tant de territoires encore vierges. Nous nous retenions de vous en parler, parce que vous ne l’aviez pas encore sous les yeux. Maintenant qu’elle est là, nous pouvons plus facilement l’évoquer, car c’est dans les détails que vous comprendrez le nom …

Enfin !

Ça y est, c’est la fin de la longue attente, et le début d’une autre étape de l’aventure Gulshaan. La boutique devait ouvrir le 15 mars, mais suite à des petits problèmes informatiques à régler sur le site internet indépendants de notre volonté, elle est retardée de quelques jours. Quoi qu’il en soit, elle arrive dans les jours qui viennent. Le concours continue donc jusqu’à la veille de l’ouverture. D’ici quelques jours donc, notre grand concours prendra fin, et vous pourrez découvrir la collection en faisant votre première visite sur la boutique en ligne. En coulisses, nous n’avons pas un moment de répit, chaque détail doit être optimal le jour J. Nous avons hâte de vous faire découvrir l’endroit dans lequel se concrétisera notre univers, d’où vous pourrez vous aussi cueillir des petits bouts de Gulshaan pour qu’ils vous accompagnent. Nous tenons à remercier encore toutes celles qui nous accompagnent depuis le début de cette aventure, la boutique en ligne Gulshaan a mis du temps à arriver, et certaines d’entre vous s’impatientent, ce que nous comprenons, …

Châles, on prend soin de vous chez Gulshaan [un châle à gagner !]

Il y a quelques mois, nous avions parlé sur le blog du dupatta, le long et large voile pakistanais, assorti aux shalwar kameez traditionnels. Nous vous disions également que dans le froid de l’hiver, les femmes troquaient ce dupatta contre un châle de laine, plus épais et plus chaud, qui pourrait couvrir leur corps et les protéger de l’ardeur de la saison. Le moment est donc venu de vous présenter ceux que vous retrouverez en boutique. Comme le dupatta, les châles sont très longs et larges (1,10*2,5m). Plus qu’un voile, c’est un manteau dans lequel on se drape, un plaid sous lequel on se glisse pendant les longues soirées bien au chaud, et aussi un accessoire indispensable, qui illumine de ses couleurs la moindre de nos tenues sombres d’hiver, la classe et l’élégance du naturel, du traditionnel qui ne se démode pas. La bonne nouvelle, c’est que jusqu’au week-end prochain, on vous fait gagner un de nos châles sur la page facebook… Et ça commence maintenant !

Ce que vous murmurera la première collection…

Depuis plusieurs mois déjà, Gulshaan vous raconte des histoires, vous fait voyager, car nous ne voulions pas seulement d’une marque, mais d’un univers, et il fallait que vous l’adoptiez totalement, jusqu’à en faire partie intégrante. En coulisses, même si vous ne le voyiez pas, il n’y a pas un jour où nous ne nous activons pas pour l’ouverture de la boutique et la création de la première collection, qui a été mûrement réfléchie, et qui elle aussi, vous racontera sa propre histoire, vous murmurera des choses, vous parlera d’ailleurs. Nous avons planté son décor dans un endroit bien particulier, cher à notre cœur. Vous l’avez deviné, l’ouverture est imminente, ce sera donc des vêtements aux couleurs et aux matières adaptés à la saison que nous vous proposerons. Certaines d’entre vous ont pu profiter des ventes-flash en juin et septembre, lors desquelles nous vous avions proposé un échantillon de vêtements aux couleurs et au matières estivales, idéales pour les saisons chaudes. Cette fois, nos vêtements seront exclusivement cousus en linen, un lin au tissage très épais …

Le jour d’après…

Peu de mot pour décrire l’horreur à l’extrême, pour raconter, pour expliquer ce mélange d’émotions, entre douleur, dégoût, peur, tristesse, lassitude, mais honte aussi… Depuis hier sur les réseaux sociaux pakistanais, on peut lire cette phrase : « les plus petits cercueils sont les plus lourds », ou cette expression pashtoune : « quand ton enfant meurt, tu l’enterres dans ton coeur, il ne meurt vraiment que le jour où toi tu meurs », ou encore ce poème en ourdou : « Maman mon uniforme s’est tâché, ne me gronde pas, Maman mon uniforme s’est teinté de rouge, ne pleure pas », et aussi cet écran noir, qui exprime plus que les mots que l’on ne trouve plus, et enfin toute cette colère, ces cris de désespoir d’un peuple qui s’efforce chaque fois de faire difficilement, courageusement, un pas en avant, pour qu’on le ramène systématiquement dix pas en arrière. Les larmes de la douleur d’avoir dû enterrer ses frères et soeurs coulent encore, mais l’on doit déjà crier au monde que non, nous ne sommes pas eux, il y a un autre Pakistan, d’autres …