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Gulshaan est né…

Gulshaan est né dans les odeurs de poussière et de feu de bois, là où l’adhan réveille les villes endormies, où les aigles et les cerfs volants se côtoient dans le ciel, où les camions sont aussi colorés que les vêtements des femmes, comme pour cacher une autre misère, là où l’on ne plaisante ni avec l’honneur, ni avec les liens du sang, où la vie ne s’arrête jamais, comme dans un bouillonnement permanent, où les toits des maisons sont le spectacle de tous les secrets… Mais Gulshaan est né aussi en France, dans les rues de la capitale et de sa banlieue, dans la réalité des villes d’ici, des femmes d’ici. C’est le mélange de ces deux univers qui s’est imposé dans une recherche de plus de couleurs, de motifs, d’originalité et de matières non-synthétiques. Une touche d’ailleurs dans une réalité bien d’ici. Le parfum d’ailleurs de Gulshaan, c’est un peu comme quand au détour d’une rue, par surprise, une odeur nous surprend et nous rappelle un horizon lointain que l’on a un jour …

Un parfum d’autre chose…

Le temps s’est rafraîchi, les premières feuilles sont tombées. C’est la fin de quelque chose, le début d’autre chose. Chez Gulshaan, le décor de la première collection s’installe doucement, et peut-être que vous avez senti ce changement d’ambiance, cette entrée dans une saison nouvelle, dans de nouveaux lieux. Peut-être que vous avez senti un vent d’Himalaya pénétrer chez vous, et que vous devinez déjà des couleurs et un parfum particuliers, faits de fleurs sauvages et d’horizons lointains, mais pourtant si proches, d’une pointe de traditionnel mélangée à du résolument moderne. Le 17 octobre, nous vous avions promis sur la page de vous dévoiler le nom de la collection, mais nous vous laissons encore un peu dans l’attente, le temps de vous acclimater. Ce que l’on peut vous dire, c’est que chez Gulshaan, vous trouverez de quoi passer l’hiver chaudement, autant en matières qu’en couleurs, de manière ethnique et élégante. Dans un prochain article, nous vous en dirons un peu plus sur les accessoires qui accompagneront vos tenues Gulshaan, et nous continuerons le voyage que nous …

Dupatta, ou l’immense voile pakistanais

Vous l’avez découvert ou redécouvert avec Gulshaan, et certaines ont été surprises de sa taille et de la beauté de ses motifs. Le dupatta, c’est l’une des trois pièces du shalwar kameez, la tenue traditionnelle pakistanaise, composée donc du shalwar (pantalon), du kameez (longue tunique), et d’un long et large voile, le dupatta. Comme vous avez pu le voir, le dupatta est immense, il mesure de un mètre sur deux à un mètre cinquante sur deux mètres cinquante, pour la seule bonne raison qu’il est un vêtement en lui-même. Dans les lourdes chaleurs du Pakistan, c’est de lui que l’on s’enroule pour préserver sa pudeur, et il couvre effectivement tout le corps. Souvent, les femmes le transforment en niqab en le rabattant devant le visage (et en le faisant tenir sans épingles !). Les pakistanaises préfèrent parfois avoir un dupatta « de sortie », moins coloré et plus simple, qu’elle enroulent autour d’elles avant de sortir, recouvrant ainsi le dupatta plus coloré qu’elle portent avec leur tenue. A la maison, il est porté de manière plus relâchée, …

De l’idée au vêtement

Au Pakistan, comme en Afghanistan, il est rare de trouver du « ready to wear », des vêtements prêts à porter comme c’est le cas en occident. Le tissu s’achète au bazaar. S’il manque un pantalon ou un voile assorti, il suffit d’acheter un tissu blanc et d’aller voir les teinturiers qui se tiennent dans les ruelles étroites avec leurs poudres colorantes, et qui se chargeront avec une agilité impressionnante de teindre le tissu dans une couleur assortie. Puis le tailleur coudra les vêtements sur mesure, et dans la coupe demandée. Les plus pauvres ou les plus manuelles cousent leurs vêtements elles-mêmes, et souvent pour toute la famille. Cela fait de chaque vêtement une pièce unique, et de chaque femme sa propre styliste, qui a appris depuis l’enfance à manier et à assortir les tissus, les motifs et les matières, à imaginer des coupes pour créer une garde-robe qui lui ressemblera. C’est ce procédé même qu’a suivi Gulshaan, et nombreuses et longues sont les étapes avant que vous ne trouviez très bientôt la première collection à votre …

Inondations, encore et encore…

L’actualité de Gulshaan est à la vente-flash, et de nouvelles tenues ont encore été ajoutées à l’album des shalwar kameez, robes longues et tuniques qui seront en vente à partir de samedi prochain. Mais on ne pouvait fermer les yeux sur l’actualité plus dramatique subie en ce moment même par le Pakistan : des inondations meurtrières qui dévastent depuis quelques jours le Kashmir et le nord du Punjab, des deux côtés de la frontière indo-pakistanaise. L’armée a mis certains moyens en place en urgence et dépêche des hélicoptères pour secourir les sinistrés, mais on ne peut s’empêcher de se demander pourquoi une fois de plus, rien n’a été anticipé alors que l’histoire se répète encore et encore depuis quelques années, et que beaucoup des déplacés de 2010 n’ont toujours pas de vrai toit…

Paisley

Vous l’aurez remarqué dans le logo de Gulshaan, et s’il y est présent, c’est qu’il ne pouvait pas ne pas y avoir sa place. Il est emblématique des motifs d’impression des tissus en Asie du Sud, et évoque ces lointaines contrées, comme la fibule évoque le monde berbère. Le paisley, c’est cette petite plume, ou feuille, ou palme, ou encore gouttelette, on ne sait plus bien, que l’on retrouve dans les tissus, mais aussi dans les décorations, les fresques, et même les motifs de henné. Il est le symbole d’un monde bien à lui, qui s’est nourri d’inspirations diverses au fil des époques et des conquêtes. Ce monde, qui va du monde persan à l’Asie du Sud, en passant par l’Asie Centrale, est aussi le monde d’où Gulshaan puise son inspiration. Le paisley s’est donc tout naturellement imposé dans son logo, car quoi mieux que lui aurait pu résumer tout ce que renferme Gulshaan, notre jardin de roses.   Ce motif est à la base d’origine persane, et s’appelle buteh en farsi. Il pourrait dater de la …

Attention, vente flash imminente !

La future boutique en ligne de Gulshaan se met peu à peu en place, et nous travaillons dur pour que tout réponde à vos attentes. D’ici là, les ventes flash nous permettent de vous faire tester nos produits en avant-première, et aussi d’évaluer notre fonctionnement, nos ateliers de couture et nos fournisseurs de tissu, pour que tout fonctionne de manière optimale à l’ouverture de la boutique en ligne, que l’on espère rapide… Vous avez déjà eu un avant goût de l’univers Gulshaan lors de la dernière vente-flash qui a eu lieu au mois de juin. Bonne nouvelle, on remet ça au mois d’août ! Nous ne sommes pas encore en capacité de vous donner une date, mais un mot d’ordre : tenez-vous prêtes ! Pour celles qui n’ont pas encore laissé leur adresse email en page d’accueil, vous pouvez le faire afin d’être prévenue de la vente-flash quelques jours avant la date.

En route pour le bazaar

Il est des noms qui évoquent des histoires lointaines venues d’autres époques. C’est le cas de ceux de certains bazaars célèbres du Pakistan, et en premier lieu, d’Anarkali Bazaar à Lahore, capitale du Punjab pakistanais. Anarkali, c’était cette courtisane dont le fils du célèbre empereur Moghol Akbar, Saleem, tomba éperdument amoureux, alors qu’il était promis à une destinée digne de sa lignée, menaçant de déshonorer l’empire tout entier. La légende veut que l’empereur Akbar, de peur de voir sa dynastie mise en danger, ait fait emmurer vivante la jeune Anarkali (littéralement : bourgeons de grenadier) dans les murs du fort de Lahore… Légende ou réalité, le mythe d’Anarkali est devenu au Pakistan et en Inde le symbole de l’amour impossible, et le grand Bazaar de Lahore porte aujourd’hui encore son nom. Saleem devint l’empereur Jahangir, père du futur empereur Shah Jahan, qui fera construire le Taj Mahal à Agra. Autre bazaar qui nous embarque dans un autre monde : Meena Bazaar à Peshawar, le « bazaar de l’amour ». Aux portes de l’Afghanistan, on en ressent déjà …

Shalwar kameez, robes longues et tuniques en pagaille

La première vente-flash s’est achevée, et Gulshaan a eu la bonne surprise de vous voir très nombreuses au rendez-vous, robes longues, tuniques et shalwar kameez (ensembles pakistanais) se sont envolés. Cette vente-flash n’était qu’un tout petit début, un aperçu, qui nous permet de tester, et d’ajuster au besoin, pour que tout soit optimal à l’ouverture de la boutique en ligne et qu’elle soit à la hauteur de vos attentes. Nous nous remettons donc au travail en espérant pouvoir renouveler l’expérience très vite. Choix des tissus, des coupes, des matières et des motifs, assemblages, essayages et ressayages, tel est le quotidien de Gulshaan en ce moment. Mais c’est aussi ce qu’on aime ! C’est avec cette joie fébrile que l’on craque pour un motif, qu’on l’assemble à un autre, que le vêtement prend forme, et que l’on vous imagine le découvrir… Et pour la prochaine vente, ça promet d’être très léger et très frais, de quoi passer un bon été ! Nous ne vous en disons pas plus pour le moment, si ce n’est que les …

Qui se souvient du Rana Plaza ?

Qui se souvient du Rana Plaza ? La catastrophe du Rana Plaza, à Dacca au Bangladesh, c’était il y a un an. Le monde entier a soudain pris conscience des conditions de travail inhumaines des petites mains du textiles dans les pays sous-développés, là où sont cousus la plupart des vêtements des grandes marques et multinationales vendant leurs produits en occident : Zara, H&M, Carrefour, Auchan, etc… Sous-traiter dans des pays dans lesquels la main d’oeuvre est moins chère, piétinant les droits de l’homme au passage… mais qu’importe quand il s’agit de faire du profit, et surtout quand la majorité silencieuse continue à consommer sans broncher… Ce jour-là, l’immeuble de huit étage qui abritait des ateliers de textiles s’est effondré sur les plus de trois milles employés qui travaillaient à l’intérieur. La veille pourtant des fissures avaient été découvertes dans les murs et les employés avaient manifesté leur inquiétude. Mais le lendemain, on les avait menacé des les licencier s’ils ne se remettaient pas au travail. Plus de mille personnes ont péri ce jour-là, dont …